Groupe 3 : Tourisme animalier

De TP INTD.

Sommaire

Participants

Module CS22 Diffusion - INTD CNAM Paris:

Noémie Jouhaud

Françoise Darnaud

Françoise Carrade

Mathieu Gentile

Définition

Selon les définitions habituelles, le tourisme animalier se caractérise par des interactions visuelles et physiques avec des animaux « sauvages » - en fait à l’état de nature- vivant dans leurs milieux habituels. Christian Pihet, enseignant chercheur à l'université d'Angers exclut les jardins zoologiques, souvent situés à proximité des centres touristiques. Selon ce géographe, les interactions sont très variées, allant de l’observation passive et distanciée de la faune jusqu’à la chasse (en déclin affirme-t-il). Par ses localisations préférentielles dans les espaces préservés, le tourisme animalier partage, selon lui, la plupart des objectifs de l’écotourisme, à savoir par exemple, ses dimensions éducatives et l’intérêt pour la conservation de la biodiversité. Le souci d’observer puis de préserver des espèces forme le cœur du tourisme animalier. Il s’inscrit donc par conséquence dans un objectif de maintien en l’état des écosystèmes ou tout au moins d’une part notable de ceux-ci grâce au système des réserves [1] Néanmoins, il faut reconnaître le rôle joué par les parcs animaliers ou les parcs zoologiques spécialisés ou non, en le rattachant malgré au concept évoqué. Notamment dans leurs missions de recherche, de préservation des espèces et d'élevage. Au sens large, il reconnaît que le fait majeur est la demande de plus en plus forte de découverte de la faune dans des milieux à peu près « naturels ». L’essor actuel du tourisme animalier, pour satisfaisant qu’il paraisse au vu des statistiques de fréquentation et des chiffres d’affaires, soulève néanmoins à moyen terme de redoutables questions d’équilibre avec la dynamique des sociétés, ajoute le chercheur. Le soucis de découverte et protection de la nature peut aussi prendre une forme particulière d'écotourisme dénommée écovolontariat.

Axes de travail

  • À l'origine, les zoos avaient pour seule fonction de maintenir en captivité des espèces exotiques pour le plaisir des visiteurs et la gloire de l'autorité.
    Chat_pecheur_zoo_Pessac
    Le chat pêcheur du zoo de Pessac
    . Aujourd'hui, ils ont pour principales missions la conservation des espèces la sensibilisation du public aux différents problèmes que connaît le monde animal. Cette mutation des parcs animaliers va de paire avec un amélioration considérable des standards du bien être de l’animal en captivité, au premier rang desquels figurent les soins vétérinaires. Ces professionnels sont d'ailleurs regroupés au sein de l'association française des vétérinaires de parcs zoologiques[2]. Deux autres structures associatives existent sur le plan national: on retiendra la Société nationale des parcs zoologiques et l'Association française des parcs zoologiques (la plus ancienne), qui regroupe 74 membres parmi les plus importants zoos en métropole et outre-mer.

Le futur parc animalier de Pessac et ferme aux crocodiles, outre l'aspect touristique et son poids économique incontestable, sont deux exemples de ce que l'Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN), nomment des partenaires dans la conservation de la nature (in situ et ex situ).


  • wildlife tourism : Croisières aux baleines, balades en canoé ou plongée pour voir de prés les phoques, les requins, les dauphins, etc. Guides et observation des animaux de foret ou de la savane, les safaris, les trecks animaliers dans les parcs nationaux, partout à travers le monde… les offres structurées semblent se multiplier.

En 2006 MINTEL, s’est intéressée au créneau du tourisme d’observation de la faune (wildlife tourism) à l’échelle mondiale. Selon leur étude, cette niche de clientèle demeure relativement modeste avec 3 millions de consommateurs mais l’étude soutenait déjà que ce segment devrait connaître une croissance légèrement supérieure (+ 2 ou 3 %) au taux de croissance total du tourisme mondial. Le marché européen serait très friand de ce type de produit, particulièrement en Allemagne, aux Pays-Bas et encore plus au Royaume-Uni où l’on recense aujourd’hui plus de 60 petits producteurs de voyages d’observation, alors qu’il n’y en avait que 15 en 1987.

En 2000 et en 2002, les deux plus importants producteurs britanniques de voyages d’aventure et d’observation (Exodus Travel et Explore Worldwide) ont été achetés par de grands voyagistes et ce mouvement semble se poursuivre. Ces rachats par des grossistes vient souligner la potentialité de ce marché de voyages de niches, et pourraient contribuer à les démocratiser.

En tout cas de nombreuses destinations investissent afin de développer leur offre d’observation de la faune et s’attaquent au défi de la rendre plus accessible aux visiteurs.

Par exemple, en 2002, une étude a soulevé le potentiel inexploité de la diversité faunique en Écosse. Le pays a développé une stratégie intégrée autour de la signature Wildlife Scotland afin de se positionner et il a développé un site Internet spécialisé: http://wildlife.visitscotland.com/.

Sur le même modèle, l’Australie a déployé des efforts afin de structurer l’offre existante : la création en 2003, la Wildlife Tourism Association contribue à promouvoir les initiatives de développement du tourisme de nature et d’observation.


  • la chasse - forme de tourisme particulier ; chasse sportive ou non, avec différents publics : des locaux ou nationaux, ou internationaux, qui vont dans les zones autorisées spécialement quand la chasse est ouverte dans des espaces de l'Etat (régulation des espèces en forêt, prisée au Canada)  ; ou chasse dans des réserves privées, par exemple les milliardaires qui vont chasser - parfois des espèces protégées - comme le tigre ou le lion en Afrique dans des lieux d'élevage… spécial chasse ! Les touristes chasseurs ne sont pas tous des braconniers qui veulent de nombreux trophées, certains ont une vraie démarche de préservation des espèces. Certaines sociétés oeuvrent vraiment dans ce sens en France mais aussi en Afrique.

L’offre de circuits touristiques dédiés à la chasse est présente dans toutes les régions du monde, tournée vers toutes sortes d’animaux, des grands fauves aux palombes. Les pays d’Europe centrale et orientale ont pris depuis la libéralisation des années 1990 une place de choix dans les destinations de ce tourisme, car leur faune est abondante et variée. La particularité du touriste chasseur est peut-être qu’il organise son séjour uniquement vers son activité de chasse et que son séjour et ses dépenses tournent uniquement autour de cette activité (hormis hébergement et restauration, bien sûr). Les prestataires qui proposent des séjours de toutes sortes sont très nombreux, et les offices de tourisme s’en font le relais. La place de la chasse est particulière surtout par le fait que son objectif est de tuer des animaux. Dans un tourisme qui prend de plus en plus conscience des exigences écologiques et de préservation de la biodiversité, la chasse doit trouver sa place en respectant l’équilibre entre la passion de la chasse et les prélèvements sur les gibiers sédentaires.


  • l’écotourisme et l’écovolontariat animalier : L‘écovolontariat allie le tourisme vert (profiter et respecter les milieux naturels), avec le soutien à des actions de recherche, de protection et de conservation directement sur le terrain. Il peut se traduire par exemple par une aide apportée aux employés d’un parc national ou à l’étude de cétacés dans leur milieu naturel en compagnie de chercheurs. L’écovolontariat offre ainsi la possibilité de voyager de manière responsable et solidaire tout en agissant concrètement pour la nature.

Dans les faits, l’écotourisme et l’écovolontariat semblent des termes dangereusement équivalents : une forme de tourisme la plupart du temps cher, au nom des bienfaits obtenus pour la nature. Souvent les « volontaires » (souvent jeunes et passionnés d’animaux), payent leurs voyages (billet, hébergement, nourriture) et travaillent bénévolement dans des conditions d’accueil parfois rudimentaires, afin d’épauler les scientifiques, associations, ou autres professionnels dans différentes structures : réserves, parcs, plages (pontes des tortues). Le prix à payer pour être en contact direct avec les animaux ? En tout cas, très en vogue dans les pays anglo-saxons, l’écovolontariat se développe très rapidement en France aujourd’hui.


Notes et références

Liens

Association française des parcs zoologiques La Ferme aux crocodiles Chasses du monde Fédération des chasseurs du Languedoc-Roussillon Acteurs du tourisme durable

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