Exposition des BU de Lorraine 2018 - Arkhae Mundi

De Wicri Lorraine.

Exposition des BU de Lorraine 2018 - Arkhae Mundi

Evénements de la Direction de la documentation et de l'édition
- Bibliothèque universitaire de lettres, sciences humaines et sociales
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Programmation 2017 - 2018
Septembre Arkhae Mundi
Octobre Fonds Taveneaux
Novembre-Décembre Autour d'un verre
Janvier Gargouilles - Une légende urbaine
Février Frank Lloyd Wright
Mars Le Labyrinthe du Monde
Avril-Mai-Juin La Faculté des Lettres en Mai 1968
Affiche de l'événement Arkae Mundi

Présentation de l'exposition

Dans le cadre du partenariat de la Direction de la documentation et de l'édition de l'Université de Lorraine et l'Atelier CANOPE54-NANCY [1], Nicolas Hamm propose une exposition Arkhae Mundi du 28 août 2018 au 12 octobre 2018 à la Bibliothèque universitaire de lettres, sciences humaines et sociales.

Propos recueillis par Barbara Pierrat-Kloster | ATELIER CANOPE 54-NANCY

Sur une plage, un homme blessé, inanimé. A sa cheville, un lien le reliant à un radeau. Sur ce radeau une malle qui renferme un certain nombre d’objets dont une carte. LA carte. Ce document donne à voir une île inconnue, certains détails de paysage, quelques croquis, un arbre généalogique…le tout dans un langage incompréhensible. Il faut faire appel à un spécialiste afin qu’il coordonne les travaux de décryptage de cet univers pour mieux comprendre d’où vient cet homme car s’il se réveille il sera peut-être amnésique. Il s’agit donc d’un travail d’ethnologue, d’historien, de géographe, d’archéologue…qui s’engage ici mais toutes les bonnes volontés sont les bienvenues afin d’éclaircir le mystère. Etablir un relevé des lieux, de la population, en comprendre l’organisation sociale, les codes, l’écriture, se familiariser avec un monde inconnu bousculant nos repères…Nous partons à la découverte d’Arkhae Mundi.

Nicolas Hamm explore depuis 18 ans un milieu aux espaces foisonnants et aux personnages hauts en couleurs … : l’Imaginaire. Arkhae Mundi est composé de 32 chapitres qui déclinent autant de thèmes exploités comme Les Cartes, l’Arche, les « Amma-zones », les « Flots-temps », les Centaures et bien d’autres. Dans ce monde, il est possible de partager : Peinture, sculpture, photographie, artisanat, gastronomie, architecture…sont autant de domaines qui peuvent participer au projet et déplacer leurs réalités aux frontières de l’imaginaire. Artiste protéiforme, Nicolas Hamm a investi les champs de la peinture, de la gravure, du dessin faisant écho à sa formation à l’Ecole des Beaux-arts de Nancy mais il intègre également à son travail ses multiples expériences dans les domaines de la muséographie et de la scénographie. Installations, musique, performances peuvent accompagner et enrichir son univers. Arkhae Mundi comme déclencheur de créativité…

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Extrait d'interview de Nicolas Hamm

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  • CJ : Je voudrais aborder un projet qui vous tient particulièrement à coeur, puisque vous y travaillez depuis une dizaine d’années : Arkhae Mundi
  • NH : C’est un travail qui a commencé, il y a plus de 16 ans et qui n’est pas prêt de s’épuiser. J’avais besoin de recentrer différentes formes d’expression – écriture, illustrations, peintures – autour d’une même thématique.
  • CJ : Egalement, le fruit d’une énorme documentation, car vous avez puisé certaines sources dans vos lectures des grands philosophes, d’humanistes tel Athanasius Kircher, essentiellement dans son travail iconographique sur l’arche, déclenchant une recherche fondamentale sur le mythe du déluge et ce, dans toutes les cultures. Vous avez, bien entendu, lu la Bible, exploré les textes sur les civilisations anciennes et vous avez optimisé vos expériences en muséographie, ethnologie et archéologie Le tout, revu et corrigé par votre propre imaginaire
  • NH : Il s’agit, bien sûr, d’un ouvrage onirique et fantasmagorique, s’articulant autour de ce grand thème de l’Arche…. Et de l’Arbre de vie : sujet également unificateur et symbole puissant. Là aussi, il y a un travail sur la diversité des représentations connues ou à connaitre
  • CJ : Par ailleurs, le lieu de ce déroulement de vie intensif sur une île, me fait penser à l’île d’Utopia, quant aux emboitements sociétaux, politiques et diplomatiques ? La découverte et l’observation de la vie sur Arkhae Mundi n’est pas sans rappeler, également, les recherches de Claude Levi Strauss, semble-t-il ?
  • NH : En effet, il est indéniable que ces lectures ont été d’une extrême richesse et vous avez bien souligné les 4 axes qui m’ont permis d’articuler ce récit. Les thématiques fédératrices issues de toutes ces études littéraires restent indissociables de la notion d’universalité. Quant à l’ l’Arche : Elle ne doit pas être ce qui a déjà été pensé. Ce sera donc un arbre qui, creusé, émondé, séparé, en dernier lieu, de ses racines, sera Symbole. Symbole de chantier, d’organisation humaine et bien entendu, d’aspiration vers le divin. Le lieu de cet intense travail est donc une île, peuplée, en partie de personnages fabuleux et d’inspiration mythologique : amazones, centaures, donateurs créent une vie de relations, d’oppositions, d’organisation et où le lecteur devient ethnographe, géographe, aventurier,

naufragé rescapé issu d’Icare et de Prométhée.

  • CJ : Et l’avenir de votre Arche ?
  • NH : Je n’en suis pas là…. Aujourd’hui, c’est tout ce qui se passe, dans et autour du chantier. Je puise aussi mon inspiration chez les grands naturalistes du XVIII° (cabinet des curiosités et différentes classifications)
  • CJ : Si je vous suis bien, lors des expositions, vous entraînez vos visiteurs dans votre univers, en gérant une dynamique active et participative, et non un regard subjectif découlant d’un défilement d’oeuvres ?
  • NH : Comme je vous l’ai exprimé précédemment, le concept est bien de faire entrer le visiteur dans ce monde particulier pour partager l’histoire et la vie de ces différentes peuplades, et son évolution, d’où l’idée de proposer plusieurs expositions : chacune proposant un fragment de l’œuvre.

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  • CJ : Par ailleurs, on connait votre curiosité insatiable et votre sens de l’observation. Pourrions-nous aborder les sources apportant les singularités de quelques personnages ou situations types d’Arkhae Mundi ?
  • NH : Auxquels pensez-vous ?
  • CJ : Prenons les « amma-zones », les centaures, la dernière bataille, par exemple. Il y en a tant

d’autres…

  • NH : Mes « amma-zones » (en 2 mots comme vous l’avez remarqué - amma : mythe cosmogonique dogon) sont des femmes gardiennes d’un savoir et de l’île. Elles ont conservé leurs 2 seins, symbole de féminité, mais sont tatouées de façon différente selon leur appartenance à telle ou telle caste. Filles de la forêt, elles naissent dans les arbres….

Mes centaures : issus d’une esthétique médiévaliste et comportant un visage sur la poitrine (iconographie du XII° siècle - monstres de l’entre-deux monde) Symbole d’animalité. On les retrouvera dans les centaurades ….. La dernière bataille : ultime conflit sur cette île. Justification de l’inutilité guerrière à travers ce récit dûment illustré. Lutte de la bestialité contre l’humanité. Va également amener toute une série de tableaux sur les « arts-murs » (sourire…..) où les personnages casqués dissimulent des « gueules cassées »et portent sur leur pectoral d’immenses sourires dissuasifs….. Un dialogue va s’instaurer entre deux personnages fondamentaux….

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L'exposition en pratique

Notes

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